San Francisco et la fête nationale

Comme on kiffe grave les gens, et les villes, on s’est dit « oh la belle idée d’aller faire la fête nationale américaine dans une grande ville »

On s’est dit qu’on ferait une pierre deux coups comme ça, et qu’on pourrait cocher la check box des trucs à faire. En plus, Reno² nous avait gentiment donné les clefs de sa chambre et sa bénédiction pour voir « le pont rouge ».

Du coup on a pris nos habits les plus chatoyants, et on a sauté dans le premier métro. (photo non contractuelle).

Sans surprise, ya des immeubles, et beaucoup de gens.

On trouve aussi beaucoup de fils. Et des bateaux, et Alcatraz. On a également vu le pont rouge. De loin. Vous noterez le ciel bleu, mais pas trop quand même (information capitale pour la suite).

D’ailleurs prévoyant-es comme nous sommes, nous avions prévu la petite laine pour le soir.

Comme on ne savait pas à quelle heure débutaient les festivités, on a pris sur nous de demander à une passante.

ERROR FATALE.

La dame en question nous a fait une démonstration de l’Amérique typique. Après nous avoir donné une heure de début des feux d’artifices (fausse) elle s’est sentie obligée (et nous aussi) de discuter. « Alors, votre « président » là (avec des guillemets) c’est une femme hein ? ». A son étonnement, on lui répond que pas du tout, Emmanuel forever (d’ailleurs, si tu nous lis, on attend toujours ton appel et ton chèque pour notre mariage). « Ah bon ? Elle s’exclame. Mais c’est pas Teresa machin-chose ? « On prend sur nous avec notre orgueil de petits européens pour lui expliquer que l’Angleterre, et la France, c’est pas le même pays, finalement. « ah. Presque pareil non ? «  Réplique-t-elle. Et sans que nous ayons pu ajouter quoi que ce soit, elle continue : « du coup c’est bien vous n’ayez pas une femme dirigeante. Parce que les femmes, c’est pas possible. Regardez nous on a failli avoir Clinton là. Quelle ambitieuse ! Heureusement que nous avons voté pour Trump. » . Avant qu’un de nos parents fassent la remarque, cet échange a bien sûr eu lieu en anglais approximatif (si ça se trouve elle nous parlait chinois, et on a rien compris).

Nous avons promptement fui cette personne, plutôt du mauvais côté du mur selon Trump, pour continuer notre errance.

Il a commencé à faire froid. Très froid. Et avec du vent en plus messieurs dames. On a commencé à comprendre pourquoi les boutiques de souvenir vendaient moult polaires et bonnets. On s’est demandés pourquoi on avait finalement pas emmené moon boots et parkas dans nos valises.
La nuit tardait à tomber, mais elle y arriva, et avec elle de plus en plus de brouillard. Le brouillard et la Californie, on sent qu’on va vous en reparler souvent.

On s’est réfugiés dans pleins d’endroits (dont les boutiques souvenir donc) mais aussi un endroit rigolo plein de machines plus ou moins vieilles. « le musée mécanique ».

La foule a commencé à murmurer que les feux n’allaient pas se faire (comprendre, Maryon, transie de froid qui voulait rentrer). On a quand même attendu. Ils ont lancés les rouges, les blancs, les bleus. Très bas, à plusieurs endroits de la ville (côté port). Avec le brouillard, ça a duré 25 minutes visiblement, et puis, the end.

L’avantage, c’est qu’on a vu plein de gens rigolos avec des accessoires divers et variés aux couleurs de l’Amérique (et qu’on pourrait donc importer) : chaussettes, culottes, (bonnets), drapeaux, choses qui brillent etc.

On a également vu le SWAT, hyper impressionnants dans leur uniforme armé. Des gens se sont fait prendre en photo avec eux, mais nous, on a préféré être louches jusqu’au bout, et les regarder bizarrement, en les prenant en photo de manière pas très discrète.

On a réussi à rentrer, fourbus mais contents, jusqu’à notre demeure d’alors. Mais on reviendra, pour aller sur l’île d’Alcatraz, et on vous racontera.

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