Camper en Californie

Dans les épisodes précédents, on vous a vaguement dit qu’on partait camper en attendant d’avoir un logement plus définitif, ou plus exactement, en attendant qu’Antoine commence de travailler effectivement.

Du coup on a regardé un peu les prix [voir l’épisode sur les logements] et on s’est dit « baste, après tout on a emmené la tente ».

Avec notre carte approximative et notre véhicule de location on a pris la route.

On savait pas trop par où aller, alors on a regardé un peu sur internet où est-ce que c’était bien de camper. Et là, la découverte : le camping sauvage, en Californie, c’est pas ça, mais alors, pas ça du tout.

Grâce au site reserveamerica (https://www.reserveamerica.com/) qui regroupe tous les campements des Etats-Unis, on a pu faire un état des lieux des endroits où on pouvait débarquer comme ça (appelés également, « premiers arrivés, premiers servis ») et ceux où il fallait réserver.

Et pour beaucoup, il faut réserver, et longtemps à l’avance en plus. Du coup notre destination (et destin) a été décidée par : « un endroit pas trop loin et on pouvait réserver le soir même ».

Pourquoi on peut pas camper sauvagement ? Franchement, on s’est dit que c’est à cause du climat (trop froid, trop chaud), de la géographie (des montagnes menaçantes, des déserts, des rivières qui débordent, des rochers qui tombent…) et des animaux. Pour vous faire une idée de quels animaux on parle, on vous met l’emblème de la Californie.

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Bref, c’est dangereux, pour vous comme pour le terrain. Donc, le camping, c’est localisé, et surveillé. Et payant, donc.

On a roulé, roulé, on s’est perdus, et on est enfin arrivés à notre premier camp, au bord d’un lac. Voyez vous-même qu’on est bien logés.

Oui, les campings cars ici ça n’existe pas. On parle de camping BUS. Ou Camping Camion truck géant.

Mais bon, en vrai, nous, c’est plutôt ça :

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Tous les campings ont des points communs :

  • c’est pavé en partie pour permettre aux gigantesques caravanes-trailers-campingbus de se garer (plus ou moins à plat)
  • il y a une table de camping disponible
  • il y a des emplacements à barbecue, parce que sinon, pas le droit de faire du feu. Un rond en pierre, une grille… le standing dépend du camping. En général, les guitounes d’entrée proposent de vous vendre du bois. On brûle que du bois local SVP, pour éviter d’importer les petites bêtes de votre réserve de bois dans la localité.
  • un « host » est sur place pour les menus problèmes. Reconnaissables à leurs drapeaux américains dans tous les sens, et à leur petite voiturette pour faire le tour du camping, pour saluer les nouveaux arrivants, encaisser l’argent ou nettoyer les parties communes.

Selon l’endroit, le reste est différent :

  • de l’eau, de l’eau potable, pas d’eau du tout
  • des toilettes sèches, des toilettes à pompe, des cabines de chantier…
  • des boîtes à ours pour planquer votre nourriture

Les américains ils rigolent pas trop avec le camping, on sent que c’est une institution (et aussi peut-être que c’est parce que c’est pas trop cher). Ils sont équipés. Bon, ils ont de quoi mettre du bazar aussi dans leurs gros camions, mais quand même, même ceux avec des tentes, c’est des tentes on pourrait faire rentrer plusieurs Fritz dedans.

Nous on était un peu ridicules à côté, avec notre petit matériel d’appoint (et en plus on est tombés en panne de gaz pendant qu’on faisait à manger).

 

Antoine a bien essayé d’allumer des feux à la force de son talent préhistorique,

 

mais finalement, on a pris quelques allumettes pour faire notre feu.

Bref, on a fait un tour de Californie comme ça, pour voir un peu comment c’est fait. Notre impression, c’est que c’est vraiment très beau, et très varié, tant en climat qu’en paysages. En quelques jours, on a eu chaud, très chaud (ça montre jusqu’à 40 °) où on s’est demandés comment ils font pousser ce qu’ils font pousser (on vous en reparlera ailleurs), et on a marché dans la neige.

TEASING « marché » dans la neige

On a vu vraiment plein d’animaux aussi. (on vous fera une liste, et aussi de ceux auxquels on a échappé).

Notre bronzage est désormais parfait, nous pouvons donc rentrer à Santa Cruz pour travailler (pour certains) et continuer de bronzer (pour les autres).

 

2 commentaires

  1. paP

    Quand vous achèterez votre Camping-Bus, regardez bien la Grey-Card : moins de 3,5 T !
    Sinon vous ne pourrez pas le ramener à l’Oustal ni à Communay.
    Ici, nos petits Permis de Conduire B sont très limités…

  2. Ping : Bienvenue au FarWest – Today Trump Fact

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