Bienvenue au FarWest

Pour les personnes ne parlant pas anglais, FarWest, c’est littéralement « l’ouest loin ».

(Je traduis si je veux, en plus ma mémé lit ce blog et elle me déshéritera si je mets trop d’anglais, coucou mémé !)

Bref, les parents d’Antoine nous avaient « vendu » Bodie comme une ville farwest et ville fantôme, on a donc voulu aller vérifier par nous-même. En plus on était « pas loin » (aux USA, comprendre : « nous étions dans le bon Etat, à moins de 1000 miles »).

Pour aller à Bodie, mieux vaut avoir une voiture et un coeur bien accroché. Située dans les montagnes, elle n’est accessible qu’en été (les déneigeuses étant sollicitées ailleurs.). Pendant une demie heure, la route n’est plus une route, c’est un chemin en terre caillouteuse. Ils conseillent d’ailleurs aux camping-bus de faire demi-tour.

Germaine MacOneill avait toujours voulu être avoir une maison en ville mais pas trop. Grâce à Bodie, c’est maintenant chose faite

Un peu d’histoire : Bodie, c’est un peu une ville comme les autres. Au moment de la ruée vers l’Or, on y a découvert plusieurs filons (pas que d’Or d’ailleurs). Dans les collines environnantes, des tas de gens ont commencé à creuser (beaucoup d’hommes, quelques femmes), et avec eux sont venues tout un tas de personnes pour organiser la vie : les épouses, les maris les enfants, les barmen, les blanchisseurs-ses, les églises, les rangers, les prostitué-es, les banquiers… tout ça en international.

Des légendes terribles serpentent ce village désertique : on dit qu’un fantôme erre dans les allées vides, et se plaît parfois à effrayer les passants. On raconte aussi qu’une nuit sans lune, une femme a été attaquée par deux serpents.

Quand l’or a commencé à se faire rare, les personnes sont parties ailleurs. Il faut dire que les conditions étaient rudes : ville enclavée, très chaude l’été, très froide l’hiver, beaucoup de vent. Ils arrivaient même à conserver la glace de la neige tout le long de l’été. San Francisco n’est qu’à 3 mois de distance.

Le banquier principal a racheté toute la ville : il croyait dur comme fer qu’un jour, Bodie serait de nouveau riche et belle.

Son coffre n’a apparemment jamais été braqué. Sauf une fois.

Mais c’était un pari raté. L’état a proposé de racheter le terrain afin d’en faire un parc national. Et c’est ce qu’ils ont fait. Ils conservent donc en l’état toutes les maisons d’époque, et ont laissé tel quel beaucoup de choses. On peut donc visiter la mine branlante, et le village entier, enfin ce qu’il en reste.

Il règnerait une atmosphère étrange si ce n’étaient les touristes. Ca m’en a donné mal au ventre.

On a voulu faire comme eux à l’époque ; revenir par le chemin qui mène jusqu’à un lac salé, où ils échangeaient des denrées. La route, pire qu’à l’aller, était désertique et épique.

Mais encore une fois, ce sera pour un prochain épisode.

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