Les Etats-Unis, ou l’histoire de fuir l’Administration française

Bon. On a remarqué que quand on raconte nos aventures, on a plus de clics quand il nous arrive des trucs un peu ratés, que quand on partage notre bonheur et nos photos kitsch (ne niez pas, nous avons Google Analytics)

Du coup on va vous faire un petit topo bien inintéressant pour cette histoire d’Administration.

Moi je m’étais dit : « le seul point positif de cette histoire de Trumpocountry, c’est qu’on sera plus poursuivis par les Administrations et la paperasse »
QUE NENNI.

Partie 1 / LES VISAS

Pour travailler aux USA, il faut un permis de travail. Jusque là, ça va. Il existe plein de types de permis, pour chaque possibilité de personne qui doit venir travailler (ou étudier) sur le territoire.

Antoine a été « invité », il a trouvé un travail avant d’arriver sur le territoire.

Pour lui, ça veut dire que son employeur (l’université de Californie) va demander une autorisation au gouvernement pour qu’il puisse, pour une durée prévue, venir sur le territoire. C’est un visa un peu particulier, car on ne peut travailler qu’avec le sponsor qui a fait la demande, pour un programme donné.

En général, les personnes qui partent en stage d’études, sont des J1. Vous n’êtes pas résident-es américain-e, mais travailleur-se, invité-e, temporaire (un alien #Sting).

Pour Antoine, ça c’est passé approximativement comme ça :

  • il a candidaté à une offre sur internet (3 minutes)
  • après des entretiens, il a été accepté (2 semaines)
  • son employeur a fait les démarches auprès de l’Administration pour préciser dans quel cadre il venait aux USA (sur quels budgets, quel salaire, quel emploi….). A cette étape, Antoine a donc donné toutes ses infos perso à son futur employeur. (1 mois)
  • l’Administration, renvoie ensuite à l’employeur l’accord (ou non) du visa de travail temporaire, qui le transmet à Antoine. (grâce à Fedex, 3 jours)
  • Antoine à ce moment là, doit faire sa demande de VISA (si internet avait marché, ça aurait pris 15 minutes) avec très peu de documents demandés. En gros il faut dire qu’on est pas un terroriste, bien lire les petites lignes pour rien cocher d’illégal (mais avec Pôle Emploi on savait faire #lesvrai-essavent), avoir une adresse sur place (celle de l’hôtel par exemple, ou celle de Renaud2 pour nous) et prendre une photo qui sera dans votre passeport à vie (celle d’Antoine ya le papier-peint en fond par exemple). On doit aussi demander un RDV à l’ambassade (sous 2 jours pour nous).
  • une fois que vous êtes dans l’ambassade et que vous avez franchi les blagues des mecs à l’entrée, il faut faire la queue, et attendre qu’on vous appelle (mais y a pas de numéro, on est pas chez le boucher). On a été reçus par un premier agent qui a pris nos empreintes de doigts (surtout les miennes) en faisant de l’humour, et par un deuxième qui a vaguement vérifié les raisons pour lesquelles Antoine voulait avoir un VISA, et qui a repris nos empreintes (surtout les miennes). Au total, on a dû rester 30 à 40 minutes, attente comprise.
  • normalement, si tout se passe bien, vous laissez vos passeports à l’ambassade, et ils vous les envoient sous 1 à 4 jours ouvrés.

Comme on est des gens fun, on a pas tout eu bien comme il faut. Parce qu’au départ, Antoine avait eu comme information qu’il commencerait en juin. D’où l’achat de billets. Malins, nous avions pris l’option d’annulation. Au moment de l’ambassade, nous avons bien vu que le délai serait trop court. Nous avons demandé à l’agent n°2 les délais de réception des visas, et en fonction, nous avons donc annulé nos billets, racheté des billets plus tard (sans option annulation).

Le problème : nous avions oublié de payer un des documents. (oui alors en fait y a des frais de VISA + des frais pour le SEVIS (c’est le programme d’invitation)) ce que nous avons régularisé à l’ambassade directement.

Le vrai problème : nous n’avons pas attendu 4 jours ouvrés pour recevoir nos VISA, mais 11. Avec ça on a loupé notre avion (n°2 donc) et nous avons racheté des billets (une fois que nous avons reçu nos VISA)

Au total, cette histoire de VISA aura duré de fin mars à fin juin.

Mais c’est pas fini !

Une fois arrivés sur le sol Américain, nous avons été reçus par un monsieur qui nous a demandé ce qu’on venait faire ici, s’est renseigné sur les dernières vacances d’Antoine sur le continent… Et nous a tamponné virtuellement un petit document (qui nous sera utile pour plus tard : l’attestation d’entrée sur le territoire) .

Une fois dans les locaux de l’université, Antoine se rend compte qu’ils ont pas du tout anticipé son arrivée, tout reste encore à faire :

  • obtenir un RDV pour obtenir un numéro de sécurité sociale (sinon il a pas de paye)
  • donner sa réponse sous trente jours pour l’assurance, avec le numéro de sécu dedans

Après plein de paperasses (dont un contrat !) il a donc pris un RDV pour la sécurité sociale. Il faut attendre au moins 10 jours après l’entrée avant de pouvoir le demander (d’où le petit document utile).

Cela prend entre 4 jours et plusieurs semaines. Mais bonne chance ! il est arrivé dans notre boite aux lettres moins d’une semaine plus tard.

Antoine est maintenant repéré et identifié comme travailleur américain (cela dit il a commencé à travailler sans : on aurait pu presque le déclarer-dénoncer comme illégal).

 

La suite dans un prochain épisode…

 

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