Incendies et feux de forêt

On avait dit qu’on parlerait un peu incendies, et bien voilà.

Dans l’épisode de l’eau, on vous racontait que globalement, la Californie traversait (supposé qu’elle en sorte, donc, plutôt un espoir) une période de sécheresse drastique.

Certain-es de nos lecteurs ont d’ailleurs protesté : « mais non des fois il pleut enfin le matin enfin je crois enfin peut-être »

Nous avons également été témoins de 3 gouttes le jour de la fête du travail, à 13h52 précises (mais peut-être était-ce de l’ondée, on a pas été goûter) et plus récemment, on a aperçu des flaques sur le sol un matin (tentative de nettoyage de toute la ville? orage? la police reste indécise).

Mais vu que c’est nous qui écrivons, on s’accorde une part de mauvaise foi.

En vrai on nous a certifié que dans le coin, l’hiver dernier a été très humide et que ça a été la joie dans les chaumières.

Aussi, quand on est arrivé-es, on avait les fantômes des portugais-es et les incendies estivaux du sud qui démarraient. On avait pas trop conscience que la Californie, ça brûlait tout autant.

Et puis quand on a campé [ici et ici] on a bien vu que les incendies, ça pouvait partir à tout moment.

Déjà parce que l’herbe était plus proche de la paille, aussi à cause des panneaux « CAUTION » partout dans la forêt, mais aussi parce que les américain-es, quand ils font partir un barbecue, c’est en jetant un seau d’essence dessus (véridique).

Personnellement je me suis demandée si on allait pas périr une nuit dans un des campings à cause de leur « inattention ». Et plus ça sent.

Et puis finalement tout c’est (presque) bien passé jusqu’au réservoir de San Luis. Où on a entendu que la route était bloquée pour cause d’incendie. Ça n’a pas eu d’impact sur nos plans, mais du coup on s’est un peu plus inquiété-es de la question.

Carte récente qui montre les différents incendies actuellement, et la charge de poussière et fumée en impact (avant Irma).

Comme c’est un problème d’envergure, la Californie a un plan Feu. Attention, ça va aller vite, en anglais c’est donc des « fires », on est en Cal-ifornie, donc… Calfire.

 

Iels mettent plein d’informations utiles et effroyables en temps réel. Et les pompier-ères du feu semblent assez reconnu-es et célébré-es.

Et y en a un paquet. Presque 14 000 personnes (entre les professionnel-les, les saisonniè-res, stagiaires, volontaires bénévoles…). Et 59 bulldozers.

Et attention on va parler foot avec de la transition (mais pas du foot américain, sinon je sens que je vais vous perdre). Iels ont fait des « petites » statistiques sur les feux : plus de 156,000 acres (63130.9602 hectares) ont brûlés (par an, moyenne des 5 dernières années).

Actuellement à l’heure de la publication de cet article, l’état des feux.

Pour celleux qui comme moi n’y connaissent rien en taille de trucs, ça fait environ 40 millions de fois notre studio. A peu près. Imaginez le nombre de marmottes, chauves-souris, coyotes, ours qui se retrouvent à la rue ? (et oui, des gensses, aussi).

Pour nos ami-es sportive-fs on a de quoi organiser quelques tournois sur les 87 000 terrains de foot. Et puisque vous me demandez, ça fait 117 000 terrains de foot américain.

Si ça vous amuse, j’ai trouvé plein de correspondances de superficie par ici ; vous pourrez savoir combien de fois le Vatican ça fait. Ou les jardins botaniques nationaux irlandais. Ou pour les admirateurs de Grimault, la base de la pyramide de Gizet. (Antoine: « Maryon, tu t’égares ! « )

Alors du coup iels font des appels à la population, iels installent des ronds de pierre et des systèmes de barbecue un peu partout sur les campements. Ça fait aussi qu’on a pas trop le droit de camper n’importe où, à raison. Mais ça pose problème. D’une part parce que les sequoias géants ont besoin de brûler pour survivre (ici  et ici) mais aussi parce que la plus grande partie de la Californie n’est qu’un buisson tout sec prêt à s’enflammer. Et que les américain-es brillent pas pour leur esprit pratique et leur respect de l’environnement.

D’ailleurs, vous noterez, on a pas parlé de changement climatique.

ps : si vous n’êtes pas abonné-es à Netflix, vous allez rater ce documentaire pile dans le thème. Comme on reste en Amérique, c’est démesuré. On est pas chez Arte ici.

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