Épisode 2 : Can the spouse work?

Attention, cet article contient plein de V I S A (et de passion)

On vous racontait dans la partie 1 comment Antoine a gagné le droit de travailler aux USA (winner).

On va passer maintenant à la partie intéressante, moi.

L’épisode du VISA a été sensiblement le même, sauf que je n’avais aucune raison trumpable de demander un VISA. Nous avons fait le choix de lier nos VISAS, destins et comptes en banque.

C’était trop facile, il a suffit qu’on se marie (tadam).

Une fois que ce détail réglé, Antoine pouvait demander à ce que je sois sur SON VISA. Il a fait une demande de J1, je serai sa J2.

« Problème » : le J2 est un VISA d’accompagnant-e. En l’ayant obtenu, on devient dépendant de son-sa J1. Si le J1 quitte le territoire, on doit le quitter avec lui-elle.

De plus, ce n’est pas un VISA qui permet de travailler.

Une fois arrivée sur le sol Californien, j’ai donc dû faire une demande auprès de l’Organisme Emploi pour les Etrangèr-es. On a attendu d’avoir une adresse fixe pour lancer le processus. Le principe est assez facile, il faut donner pleins de papiers qu’on imagine qu’iels ont déjà (un peu comme dans une Administration, finalement) pour compléter le formulaire I-765 :

  • Copie des VISAS J1 – J2
  • Copie des passeports J1 – J2
  • Copie de la preuve que J1 – J2 sont bien aux USA (le I-64) (on est devenus super fort-es en formulaires)
  • Le formulaire I-765 bien rempli
  • Une traduction douteuse réalisée maison de notre extrait de mariage. Personne nous a rien demandé de prouver, mais on sait jamais
  • Une photo (que j’avais malicieusement glissée dans nos bagages okazou)
  • Un autre truc si jamais on veut recevoir des infos par sms / mail (je l’ai fait, franchement inutile)

Le but de cette demande est de démontrer que le salaire du-de la J1 est suffisant pour couvrir la vie générale (quoi que cela puisse vouloir dire) aux USA. Le-la J2 doit donc prouver que s’iel demande un permis de travail, il reste non nécessaire (subtil n’est-ce pas). Aux précédents j’ai donc joint :

  • Une copie de la promesse d’embauche d’Antoine avec le mirobolant salaire
  • Une lettre de motivation motivée : blabla promis tout l’argent que je gagnerai sera pour ma tirelire personnelle je ne donnerai rien du tout à mon gentil mari et en plus vous imaginez quand je rentrerai en France quand même je peux pas briser ma carrière en ne faisant rien pendant notre séjour ici (oui, carrément, l’argument « carrière »
  • Un beau CV en anglais

Et après ? Après ya plus qu’à envoyer et attendre. Iels ont 3 mois pour me répondre à partir du moment où iels ont reçu… Grâce aux innovation technologiques, je peux regarder tous les jours comment avance l’Administration Américaine.

Tic tac tic tac. Quand soudain moins de 3 mois plus tard :

Yes ! Et en effet, dans notre boite aux lettres, on recevait un papier qui disait qu’on allait bientôt recevoir une petite carte d’emploi. Ça n’a pas manqué, la Poste ici étant lente mais super fiable (j’en sais rien du tout).

Je suis dorénavant légalement dans la capacité de travailler aux USA. Les dates de mon permis sont calquées sur celles de mon J1. Il ne reste plus qu’un petit détail à régler : obtenir un numéro de sécurité sociale. J’ai pris mon courage à deux mains, et ma patience pour aller directement dans les locaux de la sécu. J’ai même pas trop attendu, et d’ici 10 jours, j’aurais un papier qui fera de moi une chômeuse officielle de Californie (super ! )

Quant à savoir si je vais trouver effectivement un emploi… ça sera pour une prochaine fois !

1 Commentaire

  1. paP

    Vos parcours en immersion professionnelle, c’est une sorte de remake US de « La Grande Vadrouille », pas vrai ?
    Avec juste un peu de paperasses en plus, non ?
    Quand je pense que Pôle Emploi vient de radier une chômeuse française…
    Dans le monde du Sport, on appelle ça un transfert.
    Et, en cours de saison, plein de pognon revient vers le/la transféré(e).
    Quelle aubaine…

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