Le Grand Canyon a place to go

Après Las Vegas (voir l’épisode précédent) nous avons Hit the road Jack (pris la route Jacques) direction le Grand Canyon. Le principe est simple : une / des rivières-fleuves ont creusé dans le paysages des gorges immenses. La Colorado, la principale, est au fond, à nue entre les rochers exposés.

Il y a plusieurs endroits qui s’appellent « grand canyon » selon l’entrée dans le massif que vous prenez. Nous sommes allé-es à la deuxième en partant du Nevada, celle du Sud environ à 4 heures de route en plein Arizona.

Dans le village du Grand Canyon, on peut faire plusieurs balades. Notamment tout le long de la faille. En fait, ce qui nous a surpris, c’est qu’on est EN HAUT de la faille. Ce qui veut dire que toutes les autres « balades » nécessitent de descendre, puis de remonter.

Merci de ne pas avoir le vertige

Partout on peut trouver des panneaux qui disent qu’on va mourir : si descendre est optionnel, remonter est obligatoire ! Des bonhommes en train de vomir, tomber… Apparemment, chaque année, 200 personnes doivent être secourues sur les sentiers : et c’est pas facile ! Vous avez intérêt à avoir pris l’assurance hélicoptère.

Les commentaires un peu partout sur notre décès prochain nous ont rendu-es frileuse-x : on a décidé de faire la randonnée qui nous semblait le moins pire et de compter large. Mais en fait CA VA (relativement, certain parmi nous a eu mal aux mollets le lendemain, et ce n’est pas maryon non non). Si vous avez le temps, ça semble une vraie bonne idée de pouvoir prendre la tente et de camper en bas pour ne remonter que le lendemain (ou plus) en se baignant tranquille dans l’intervalle.

Imaginez… sous 60 degrés

Ca nous ai vraiment beaucoup plu, un des plus beaux endroits où on a été jusqu’à présent… Cela dit n’y allez pas en été, il fait beaucoup trop chaud ! Nous il a plu beaucoup la veille alors on a eu la chance de patauger pas mal dans la boue avec un beau soleil et beaucoup de vent… mais en remontant, les genoux produisent assez de chaleur pour pas avoir froid du tout.

« ne tentez pas d’aller en bas et de remonter en un seul jour » TROP FACILE

On a eu de la chance aussi de voir plein d’animaux comme des écureuils à Kebab ou des Biches (Antoine & Maryon, animologues)

Donc pour imaginer le chemin que l’on a pris, le « Bright Angel » (ange étincelant) la photo ci-dessous est pas mal : on part au niveau du haut de la photo, on descend à flanc de montagne jusqu’au plateau (nous on s’est arrêté-es un peu au dessus) et après le sentier continue, puis, descend encore jusqu’à la rivière.

Ce chemin est un chemin préhistorique (je vous mets un lien sur les chemins du monde), c’est-à-dire qu’il est utilisé depuis toujours (ça vous donne une idée de quand date environ le Grand Canyon). On peut le faire en mule, mais moi j’y suis allée avec Antoine à pied.

Des gens s’y sont tenté-es en cheval il fut un temps, mais c’est trop gros et trop instable : c’est trop facile de rouler jusqu’en bas… Aussi jusqu’il n’y a pas si longtemps, un mec qui avait une mine en bas avait mis un péage pour l’emprunter (et potentiellement mourir, chouette hein).

On a pris le parti de ne pas passer trop de temps en bas pour pouvoir aller à l’autre bout du Canyon (d’en haut en voiture, trop facile) pour voir notamment une tour construite et un village de natifs-ves.

La tour a été construire pour se (con)fondre dans le paysage et ressembler à une vieille tour, mais en fait seul l’habillage est en pierre. L’intérêt est essentiellement une vue à 360° (mais si le canyon n’est pas à 360°) et les dessins inspirés de la culture Première Nation (que nous appelons « amérindienne »).

Le village Tusayan lui, est essentiellement une non reconstitution des fondations : ça nous a beaucoup intéressé-es de voir que les portes /  fenêtres étaient par le haut (hyper pratique). Il daterait d’environ 800 ans et aurait été habité pendant une vingtaine d’années

Tusayan, c’est aussi l’endroit où on a dormi juste avant dans un hôtel avec DES CASCADES.

Nous n’avons aucune explication

Notre expérience du Grand Canyon n’aurait pas été complète si nous n’avions pas fait un crochet par « la fameuse » route 66. En fait ça a été assez facile, puisque c’est la même route (ou presque). C’est en fait l’ancienne route, qui passe et serpente dans les montagnes et villages environnants. Quand je parle de villages, ne vous méprenez pas, je parle de caravanes, hangars, mobile-homes et cabanes de taules dispersés dans la pampa.

Le train de la route 66 : SOUTENONS LES CHEMINOT-ES !

Les gens du coin cultivent ce passage touristique « pour les motards et mecs en crise de la quarantaine ». Seules quelques villes font leur beurre du tourisme aujourd’hui (comme les entrées du Grand Canyon, notamment), puisque la route 66 c’est surtout histoire de dire que les gens prennent maintenant la 4 voies qui ne passe plus dans les villages. Beaucoup d’endroits ont le charme désuet entre far west (loin ouest) et enseignes à néons. Nous avons pu ainsi voir « la plus grosse enseigne route 66 en métal du monde » (très utile), entendre des airs langoureux de musique soi disante locale, manger des mets délicieux (n’oubliez pas le Tip ! -pourboire-) et dormir dans un motel miteux (même pas vrai, y avait l’équivalent Netflix).

Il paraît qu’on a dormi dans le village qui a inspiré CARS

Bref si vous y allez, demandez-nous des adresses, on aura définitivement des choses à vous recommander #lemonpie #chantilly #crèmeavecdelacrèmedessus.

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