Bayou later, alligator.

On sent que vous avez envie de lire en musique cette fois. Alors Zydeco et nourriture du coin obligent, c’est parti.

Le bayou (swamp en anglais), ce sont tous les endroits un peu marécageux, les bras actuels ou passés, et étendues d’eau stagnantes liés au Mississippi. Du côté de la côte, les bayous sont composés d’un mélange d’eau claire et d’eau salée. Le mot vient d’une tribu de première nation Choctaw « bayok » (petit ruisseau) mal écrit et perpétué en français-cajun « bayouque ».

Dès la sortie de la Nouvelle Orléans (Nola) on en a vu. Pour comprendre il faut situer Nola sur une carte. On est donc parti-es vers l’Ouest : ça veut dire traverser les marais. Heureusement (faut voir) des autoroutes ont été construites là dessus.

Toutes les petites tâches bleues, ce sont des bayous

Si vous voulez voir plus de photos, cliquez ici : ICI.

On a peu moins de mal à imaginer :

 

  • à quel point c’est fragile et inondable et destructible lors d’ouragans, comme Katrina en 2005.

 

Pendant nos errances, on a bien vu qu’un peu partout, autour des routes, dès qu’on sort un peu des pistes, on se retrouve dans du spongieux. Mention spéciale à Natchez, où un musée sur les Premières Nations propose d’aller lire des panneaux au milieu de marécages, avec des attaques de moustiques et autres bêtes piquantes.

Bête puante – frenchies arrived to colonize and (re)named all life

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Bêtes piquantes, bêtes puantes

 

Les bottes sont donc requises, surtout après temps pluvieux.

On a fait un arrêt aussi vers Lafayette, plus particulièrement au Lac Martin. On a fait un bout à pied, où on a eu la chance de voir la faune et la flore, printemps aidant. Et puis le weekend d’avant, des tempêtes avaient eu lieu, les alligators et autres tortues étaient donc de sortie pour recharger leurs batteries solaires.

Le lac a changé de nom, explications du guide « chai pas »

Ma mémé m’a dit de pas mettre de photos de reptiles avec des bras, et en plus Maud a même pas envoyé de photos (genre, elle a des partiels, alors que tout le monde sait que les examens sont annulés pour cause de blocus).

On y trouve de magnifiques cyprès. Avec leurs petites branches mignonnes pour respirer et faire de la chlorophylle malgré la sombritude. On a vu des tâches blanches dans les arbres pousser des cris, paraîtrait que ce sont des Aigrettes neigeuses.

Il y avait aussi un tas de canards, des aigrettes tricolores, des aigrettes bleues, des Bihoreaus violacés, des Spatules rosées (Bill la Spatule), des Ibis, des balbuzards, des Grands Pics…

Si vous voulez une liste plus détaillée des plumes et des couleurs, j’ai trouvé un site chouette sur les animaux qu’on peut trouver dans ce coin là (il ne manque que les cris).

C’est à la fois beau et spectral.

#lakemartin #wildlife #spring #louisiana #swamp #bayou

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Comme je connais la passion dévorante des Brias pour l’aventure, on a loué des canots, pour explorer quelques heures (chacun-e dans un bateau) sur le lac, avec pour seules armes une paire de jumelles et des pagaies. Interdiction de tomber à l’eau pour ne pas finir aux crocodiles.

Le guide nous avait bien prévenu-es : les petits, ça va, c’est quand il y en a des gros qu’il y a des problèmes.

Les tour opérateurs donnent souvent de la nourriture (des chamallows what can you do more american?) pour les attirer pour les touristes. Comme tous les animaux sauvages, ils s’habituent, s’attendent à plus de nourriture, et deviennent agressifs et dangereux s’ils n’obtiennent pas leur dû.

« n’aggravez pas les alligators »

 

Les bayous sont donc au-delà d’être des lieux assez inhospitaliers (et donc assez surs pour les noir-es qui se sont enfui-es des plantations) une ressource incroyable. De la mousse espagnole pour rembourrer et/ou isoler, du bois, de la nourriture, de l’eau potable, des canaux pour se déplacer…

Glisser sur l’eau au milieu de ça était parfait.

#lakemartin #wildlife #spring #louisiana #swamp #bayou #kayak

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Lost Bayou Ramblers. Oui, ça chante en français-cajun, écoutez bien.

 

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