Santa Cruz Island (part 1)

>> On ne sait pas pourquoi il y a un problème de photos sur cet article. Des fois elles apparaissent des fois non. Donc on les a mises plusieurs fois > vous ne loupez aucune photo si vous avez le symbole « fenêtre cassée » ou équivalent, c’est juste un mystère des internets. 

En ce moment on a besoin de paix et d’isolement. Alors on s’est dit qu’on allait partir à Santa Cruz Island. Ca fait presque comme si on était chez nous, mais pas vraiment.

Donc c’est dans les Channel Island, en face de Santa Barbara, un peu au Nord de Los Angeles

Antoine avait lu quelques blogs de voyageureuses sur cet endroit, et notamment qu’il était possible de traverser à pied en campant au milieu. Ayant fait l’acquisition récent d’un superbe sac à dos 40 litres exprès pour voyager avec la tente, on a réservé le bateau et les sites de camping (parce que le camping sauvage en Californie, a fortiori en été, c’est nope nope nope).

En gros, l’île est déjà découpée en deux en terme de propriété, et il y a quelques sentiers / éboulis sur le restant qui sont accessibles aux balades.

Voilà en rouge + vert ce qu’on a prévu de faire : arrivée d’un côté, (à gauche) et traverser tout ça, pour reprendre le bateau du côté vert). « On a pas le choix si on veut repartir » (en vrai, on s’est pris une grosse marge histoire de profiter du coin, et parce qu’on est frileux-se).

On a donc fait nos 5/6 heures de trajet pour aller jusqu’au port, on a pris de l’eau pas très bonne en masse, environ 8 litres, et c’était parti !

Comme on sent qu’il y en a dans le fond qui trouvent que c’est un peu facile, voici une carte en relief qui ne va pas plus vous avancer.

Au début maryon était pas très sereine dans le bateau, mais en fait ça c’est super bien passé, on a même vu des choses super belles.

Comme plusieurs puits pétroliers.

 

Mais quand on a vu la côte approcher, on s’est dit qu’on était vraiment content-es d’être là, quand même.

« mais t’es sûr qu’on a pris assez d’eau hein ? »

Une fois au premier port, on a déballé nos sacs (parce qu’on avait dû séparer l’eau / le gaz pour le transport) et remballer nos sacs, pour porter environ 10 kg chacun-e (mais on sait pas vraiment parce qu’on compte en livres maintenant).

Nous, content-es d’être là quand même, au début. Oui on va aussi mettre une photo de nous à la fin. Oui, on a pas l’air particulièrement en forme au début, alors, à la fin…

Comme vous êtes maintenant toutes et tous très fort-es en conversion métrique, est-il nécessaire de vous traduire les panneaux avec les distances ?

On pense que oui. 15 miles c’est 24.14 km.

Bref au début on est hyper enthousiastes, en plus on a une première étape seulement à 5km. On se rend compte que c’est pas si facile, même si on est super bien équipé-es et entraîné-es (on vous a caché qu’on est de grand-es sportif-ves). Même si la route est large, elle est également pentue.

Route large.

Mais pentue.

Au bout de cinq minutes, on a fait tomber k-ways, écharpes, gants, bonnets… et on se dit que la crème solaire va être bien utile. On se repose la question de l’eau. Vue la chaleur alors qu’on a marché « seulement » deux heures, est-ce que ça va pas être un peu corsé cette histoire.

« oups, en plus la grande route se transforme en mini chemin, oulalala Antoine où est-ce que tu m’as emmenée ENCORE »

C’est loin, mais c’est beau.

Finalement on arrive relativement rapidement et en bon état à notre première étape, où la vue est superbe, même si elle nous cachera le coucher de soleil (car je sais que nous avons un lectorat qui nous aurait demandé « mais est-ce que vous avez pris des photos du coucher de soleil »)

On dort là.

Avec nous, 3 autres campeur/campeuses, et des petits renards et des geais bleus, espèces endémiques sur les Channel Islands. On vous reparle bientôt de ces petites bêtes et de la faune / flore spécifique à cette île.

Le lendemain matin, plein de fougue et d’énergie d’avoir dormi sans voisin-es bruyant-es (enfin, surtout maryon), nous repartîmes avec entrain. Notre motto : « toutes façons, on peut pas faire demi-tour ».

Lentement, on avance, à petits pas, avec l’assurance de perdre du poids vu toute l’eau qu’on boit. Le chemin est au départ du petit sentier, qui fait des épingles entre toutes les collines. Ca fait des effets sympas quand on croit que le chemin est tout droit : en fait non. Prière de bien vous assouplir les genoux avant de vous lancer.

Mais la satisfaction est réelle de voir tout le chemin parcouru. Antoine profite de jouer le photographe pour prendre des pauses et faire croire qu’il est en pleine forme.

Puis le chemin longe la crête, on peut voir l’océan des deux côtés, c’est excessivement agréable. Et alors qu’on a toutes nos paires de lunettes et qu’on a l’impression que « c’est pas si dur finalement on a fait le pire » voici que se dresse devant nous EL MONTANON.

« oups notre bateau est derrière ça »

Sur l’image ci-dessus, on peut apercevoir un bout du chemin. Même avec nos jumelles, c’était compliqué par contre de savoir où ça passe le col.

C’est parce qu’en fait le chemin disparaît au profit d’éboulis, et il faut, littéralement, grimper.

Les vautours (en fait ce sont des corbeaux) rodent et surveillent si on va pas s’écrouler avec nos 3 sacs et plus d’eau.

Enfin, nous avons franchi le pic ! Il ne reste plus que 4 miles (6.5km) et nous avons déjà fait 10 miles (16km)

C’est quand même hyper beau non ?

On entame alors notre descente en ayant pas vraiment fait de pause déj parce qu’il fait trop chaud et qu’il n’y a pas vraiment d’endroit pour s’arrêter. Et aussi parce qu’on a l’impression que ça y est, on est arrivé-es (mais oui, qu’est-ce que c’est 6.5km, rien.). On croise beaucoup plus de personnes en train d’essayer de monter péniblement jusqu’au pic franchi. Retour à la civilisation en quelque sorte. Les paysages sont vraiment différents : c’est un autre genre de « aride »

Notre vision de « ça a l’air plus civilisé ». On constatera que plus ça va, moins il y a de photo. Hypothèse, Antoine était tellement vaillant qu’il avait plus du tout besoin de faire de pauses.

Quelques pas traînants plus bas, et 7 heures plus tard, on arrive enfin de l’autre côté du pôle, prêt-es à planter notre tente, et enfin faire chauffer notre pitance. Encore une fois, la légende dit que maryon s’endormit avant que le soleil se couche.

Le lendemain, on a eu du temps pour se relaxer, aller nager dans l’océan pour la première fois que l’on habite en Californie, et continuer notre exploration de l’île.

On vous racontera ce qu’on a appris dans un autre article la semaine prochaine.

C’est tout pour ce premier épisode de l’île de Santa Cruz.

Laisser un commentaire