Le lake Tahoe (part 1)

On avait prévu depuis un moment d’aller au lac Tahoe avant de revenir en France.

Alors cette année pour Thanksgiving, on s’est dit qu’on allait profiter du jour férié (et du weekend de quatre jours) pour s’y rendre.

Ni une ni deux, voilà une voiture et des nuits de motel réservées.

On fait un petit arrêt par Sacramento, le jeudi. La ville est déserte, c’est assez curieux. C’est un peu la capitale de la Californie, alors même si on est en vacances, ça reste étonnant.

 

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Après tout les américain-es nous ont habitué-es à être toujours ouvert, 24/24 7j/7… Comme quoi Trump a bien raison C’EST PLUS CE QUE C’ÉTAIT MA BONNE DAME.

Cela nous permet de nous garer malgré le Vigie Pirate local en face du Capitole

Au fond on distingue un super chouette pont jaune tout en acier, avec donc le Capitole juste dans notre dos. C’est quand même sympa leur histoire de quadrillage, ça fait de belles perspectives.

Mais bon on avait pas que ça à faire, on a tracé notre route. Le lac Tahoe, si on demande à Google, c’est quand même à 5 heures de route de chez nous (« pas loin » selon les américain-es donc).

On avait pas regardé la météo, on était resté-es sur les non prévisions météo de la maman de Katie « bah la semaine dernière on était en tshirts » et de Cyril « yavait pas de neige en tout cas le weekend dernier » et on avait emmené nos shorts.

ILS N’ONT PAS SERVI.

Sur la route, ça commence à bien tomber, et la 6 voies américaine se transforme peu à peu en 2 voies classiques qu’on retrouve dans nos Alpes, avec des petits messages nous encourageant à poser les chaînes en cas de neige.

« oups »
Antoine, regarde comment on dit en anglais : « C’est-à-dire qu’on a déjà pas de pneus neige, alors des chaînes… »

On commence à s’inquiéter un peu de notre weekend randonnée à peine compris… Mais on arrive finalement sans encombre à notre logement, malgré le froid et la peur.

Anecdote, juste avant de partir de Santa Cruz, notre maison a subi une coupure d’électricité parce que le système de la ville (que dis-je, de la contrée entière) est toujours pas habitué aux tempêtes et à la pluie, ça coupe à chaque fois qu’il pleut. Et donc on avait pris le parti de partir en emportant notre nourriture congelée en mode « on aura bien un micro-ondes au motel ». ERREUR.

Bref on est gelé-es, il fait humide, et on a pris des shorts.

On passe rapidement s’équiper, et on tente le tout pour le tout parce que maryon a, je cite « regardé sur internet et des personnes font de la randonnée en Novembre donc ça doit être possible ».

Et en effet c’est plutôt joli.

C’est le plus grand lac Alpin des USA et le deuxième le plus profond. C’est aussi connu pour ses stations de ski environnantes, et le fait que ça soit en Californie / Nevada et que par conséquent, il peut y avoir des Casinos (money money).

En plus les gentes sont super sympas.

Bob le capitaine et maryon qui n’a pas froid du tout.

 

On continue notre exploration à l’Ouest du Lac jusqu’à la Baie d’Emeraude. Et c’est vrai que c’est également très joli.

 

La petite île là c’est Fannette… Si elle s’appelle comme ça maintenant, elle a porté d’autres noms (européens, qui sait pour les noms premières nations)… Coquette, Baranoff, l’endroit de l’homme mort, de l’Ermite, l’île de l’Emeraude…

Cette île a toujours fasciné les foules, perdue et inaccessible à la nage malgré sa proximité.

Si l’on observe de près, on peut voir des pierres d’un salon de thé (oui oui, la dame qui a fait construire ça elle s’est dit que c’était une super idée AT THE TIME)… Ça ressemblait à ça :

On ne voit plus que des petites pierres car le salon de thé à été vandalisé par des gilets jaunes. 

 

En autre construction qui fut sur cette petite île, un bâtiment moins glamour :

Le Capitaine anglais Dick « ceci sont mes doigts d’pied » Barton a possédé le terrain de 1863 à 1873 et y a fait construire une petite chapelle et sa pierre tombale. Il a hérité ce surnom suite à une tempête dans laquelle il a été pris pour accéder à l’île justement : il s’attache à son canot, survit, mais plusieurs de ses doigts de pied gèlent. Il les ampute, s’en fait un collier, et ne peut pas s’empêcher de les exhiber dès qu’il peut. Malheureusement (en tout cas pas de bol) il n’a pas été enterré là puisqu’il a disparu en mer (en lac) suite à une autre tempête un peu plus haut à la Pointe du Rubicon (on peut dire qu’il n’a pas réussir à la franchir).

 

En face de cet îlot, une maison curieuse : Vikingsholm.

La personne qui a fait construire ce château est la même que le salon de thé, Lora Josephine Knight, en 1929. Elle est venue au lac Tahoe, elle a fait « oh mais dis donc je trouve que ça ressemble fort à mes fjords bien-aimés de Scandinavie ! Construisez-moi donc ma résidence d’été ici en n’utilisant pas de clous ni rien à la manière des vikings ! »

Ici, c’est 150 mètres de dénivelé sous la route, accessibles à pied après 1 km d’épingles à cheveux glissantes de neige. Comme il neigeait on s’est dit qu’on aurait pas à payer le parking et l’entrée #radinerie #auvergne, et donc on y est descendu-es.

Heureux-se mais glacé-es, on s’est dit qu’on voulait pas finir comme Dick le pêcheur. En plus le jour tombe vite dans la montagne… On s’est rapatrié-es vers la civilisation plus récente, pour profiter d’un repas de Thanksgiving bien mérité, dans un restaurant local.

Le lendemain, il pleuvait des cordes, un temps à rester chez soi et jouer à des jeux de société. Mais on vous raconte ça une prochaine fois !

 

 

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