Emigration et autres histoires de visas

Grâce au référencement exceptionnel de notre site, il est presque à peu près sûr que des personnes s’y sont perdues en cherchant « comment émigrer aux USA ».

Maintenant qu’on est spécialistes sur la question, petit résumé :

 

Antoine est « invité » sur le territoire sous le statut J-1 : il a un contrat de travail, un petit papier (le DS-2019) qui dit qu’il travaille vraiment là avec des dates, et un visa d’entrée sur le territoire (sur le passeport) qui a les mêmes dates que le DS-2019.

Maryon est dépendante du visa J-1, elle est donc une J-2. Elle ne peut rien faire d’autre qu’attendre à la maison patiemment. Elle n’a pas le droit de travailler, d’être sur le territoire pendant une trop longue période sans son époux… Elle possède également un visa d’entrée, mystérieusement pour 5 ans. Si elle veut travailler, elle doit en plus faire la demande d’un permis de travail, qui sera calqué sur les dates du DS-2019 en cours.

J’espère que vous suivez.

En 2017, Antoine a eu un DS-2019 pour une durée d’un an, renouvelable dans la limite de 5 ans.

Un an après le début de son contrat, nous sommes revenu-es en France, et reparti-es, pile poil avant l’expiration du visa d’entrée d’Antoine.


 

A Noël dernier cependant, nous avons tenté de franchir la douane avec un DS-2019 en règle, mais sans visa d’entrée. L’officier nous a gentiment accompagné en arrière boutique pour nous expliquer la vie.

En gros maintenant on SAIT, mais pourtant, on a demandé moultes fois au travail d’Antoine si c’était tout bon. Apparemment, pas…

Le visa sert uniquement à franchir la porte.

 

Le DS-2019 sert, lui, à prouver en cas d’arrestation qu’on est légitimes d’être sur le territoire. A chaque fois qu’on veut voyager hors du territoire des USA, on doit d’ailleurs aller à un bureau sur le campus pour faire signer nos DS-2019 qui doivent avoir un tampon datant de moins de 6 mois…

L’Administration a en outre toute autorité pour révoquer sans justification les papiers qui permettent de rester sur le territoire (pour nous, le DS-2019), ou d’y entrer (des personnes se sont vues refuser l’entrée alors que possédant des visas valides)

Accueillant n’est-ce pas ?

Donc dans les bureaux de l’émigration, on a été très gentiment accueilli-es à 1 heure du mat heure française, pour nous entendre dire qu’Antoine n’aurait jamais dû pouvoir monter dans cet avion, et moi non plus, puisque dépendante.

On a eu la possibilité de payer une grosse amende plutôt que de se faire expulser, et la compagnie d’avion va payer bon argent également.

Heureusement on est riches, blanc-hes, on sait que ça aurait pas été affreux de devoir retourner en France même si embêtant, privilégié-es que nous sommes, et en plus on parle même assez l’anglais pour comprendre ce que le gentil monsieur nous a expliqué.

 

Soulagé-es, et énervé-es, on s’est posé la question du renouvellement du visa d’entrée d’Antoine : pour avoir le papier sur le passeport il faut :

  • monter un dossier prendre RDV dans une ambassade américaine HORS DU TERRITOIRE
  • un passeport valide au moins 6 mois après la date de fin prévue du contrat

Hors Antoine n’a pas de passeport valide sur ces dates, car nous aimons nous occuper avec passion des questions administratives.

C’est parti pour nous (car maryon a un passeport périmant en novembre 2019) pour prendre RDV au Consulat de San Francisco pour refaire nos passeports.

Anecdote, même si on vous dit qu’on habite pas loin de San Francisco, en fait on habite relativement loin, surtout qu’on a pas de voiture… et que le Consulat, comme toute administration française, est ouvert de 8h à 8h15 du lundi au vendredi.

Nonetheless, après avoir amené une tonne de papiers (non nécessaires) et donné nos empreintes à Jean-Rufus vice-consul, on reçoit deux jours après un petit message comme quoi nos nouveaux passeports flambants neufs sont disponibles.

Ils ont été (on nous a dit) fabriqués en France et sont DÉJÀ PRÊTS. C’est formidable ! Un deuxième petit voyage dans notre capitale de région et HOP, nous voilà propriétaires de deux passeports chacun-e !

Pour la deuxième étape, Antoine est revenu en France en mars 2019 avec son DS-2019 avec les nouvelles dates jusqu’en 2020. Puisqu’il fallait également attendre d’avoir le nouveau papier avec les nouvelles dates, sinon il aurait eu un visa jusqu’en mars 2019, et ce nouveau papier on l’a eu début mars 2019.

 J’espère que vous suivez toujours.

Le système de RDV est super bien fait : quand tu veux choisir une date, c’est aléatoire. Surement un algorithme pour essayer de dispatcher au mieux les flux de demandeureuses, puisqu’une fois à l’Ambassade à Paris, ce n’est pas vraiment un entretien bureau mais des files de personnes avec leur dossier qui attendent de passer à une des guitounes…

Ce qui veut dire que quand tu choisis ta date tu peux avoir une semaine de délai comme trois jours, à des horaires qui te conviennent ou pas. L’astuce, c’est de dire que tu veux changer de date, pour voir ce que l’algo te propose de nouveau.

Ainsi, Antoine qui avait originellement pris un RDV une semaine après son arrivée à pu avoir un RDV deux jours après.

Faisant flamber son carnet de chèque, il a déposé un petit bonus pour être sûr d’obtenir son passeport rapidement.

Et ainsi il fut fait, puisque moins de 3 jours ouvrés plus tard, il recevait son passeport (le seul, et unique dont il a désormais besoin) dans sa boite aux lettres…

Quand à maryon, elle attend bien sagement le renouvellement de son permis de travail, dont elle aura probablement des nouvelles d’ici trois mois (comme la dernière fois).

Ouf.

 

 

Laisser un commentaire